La situation des demandeurs d’emploi et des bénéficiaires de minima sociaux en matière de formation se caractérise par des problèmes de sous qualification. Ainsi, plus de 75% des bénéficiaires du RSA ont un niveau initial qui ne dépasse pas la troisième.
Trop de Guadeloupéens ne maitrisent pas les savoirs de base. Près d’un millier de jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplômes et qualification.
La formation est donc un enjeu majeur de sortie de la précarité et de l’exclusion. Dans ce domaine, les acteurs sont nombreux et les moyens financiers mobilisables, notamment au niveau européen, sont importants. Le Conseil Général au travers du Plan Départemental d’Insertion, de la gestion du dispositif de l’Aide Personnalisée au Retour à l’Emploi ou du Fond d’aide aux jeunes apporte sa contribution à l’effort de formation des bénéficiaires du RSA et des jeunes de moins de 26 ans.
Est-ce néanmoins suffisant ? Les publics les plus en difficultés et les moins qualifiés sont ils bien représentés dans les différents programmes de formation mis en œuvre par l’Etat, Le POLE EMPLOI, la REGION ou les opérateurs privés dans le cadre de l’alternance ?
Par ailleurs, la nature des formations proposées est-elle en adéquation avec les besoins du monde économique ?
Quelles seraient les mesures à prioriser afin d’améliorer le lien entre formation et emploi ?
Ces questionnements amènent également à s’interroger sur de nouvelles formes de formation plus adaptées aux publics ayant quitté en situation d’échec le système scolaire. Les chantiers d’insertion et autres chantiers école font-ils partie de ces alternatives ?
Le débat est ouvert.
